| Verbatim - L'image inconsciente du corps - F. DOLTO |
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Ecrit par yleroux le 19-07-2004 (lu 8542 fois)
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| 19-07-2004 | |
Rôle du psychanalyse« Le rôle du psychanalyste est, justement, non de substituer un désir supposé sain au désir supposé pathologique des parents, ni de «rapter» l'enfant à des géniteurs ou éducateurs qui, théoriquement, ont été, ou sont, ou seraient, mauvais pour lui; mais, au contraire, de permettre à l'enfant, par des gestes, par des signes langagiers, auxquels on adjoint des paroles adressées à sa personne (en présence des parents ou non), de savoir que l'analyste a la confiance des parents, lesquels restent, tels qu'ils sont, responsables de sa tutelle, pour qu'il advienne a sa propre compréhension en ce qui peut le faire souffrir » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p.27
Image du corpsComme nous l'avons indiqué précédemment, l'image du corps est la synthèse vivante, en constant devenir, de ces trois images : de base, fonctionnelle érogène, reliées entre elles par, les pulsions de vie, lesquelles sont actualisées pour le sujet dans, ce que j'appelle l'image dynamique » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 57
Image du corpsOn peut dire de l'évolution des images du corps que les difficultés qu'elle rencontre sont toujours réductibles à un même scénario. Le désir, agissant dans l'image dynamique, cherche à s'accomplir grâce à l'image fonctionnelle et a l'image érogène où il se focalise pour atteindre un plaisir par saisie de son objet. Mais le désir rencontre dans sa quête des obstacles à sa réalisation : ou parce que le su jet n'a pas un désir suffisant, ou parce que l'objet est absent, ou encore parce qu'il est interdit. » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 57 Zone érogèneOr, il faut dire que c'est d'abord le jeu de présence‑absence de l'objet de satisfaction du désir, alors que celui‑ci n ‘était pas épuisé, qui a institué telle ou telle zone érogène » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 57 Narcissisme fondamental« Le narcissisme fondamental du sujet (qui permet au corps de vivre) est enraciné dans les premières relations répétitives qui accompagnent à la fois la respiration, , la satisfaction des besoins nutritifs, et la satisfaction de désirs partiels, olfactifs, auditifs, visuels, tactiles, qui illustrent, pourrait‑on dire, la communication de psychisme à psychisme du sujet-bébé avec le sujet‑sa‑mère. » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 67
Morcellement« Le morcellement fantasmatique de soi-même et du monde ambiant découle de l'image (métaphore) du fonctionnement alimentaire et excrémentiel (mâchoire et anus) que les schéma corporel humain conditionne; ce conditionnement est à l'origine de la discrimination du besoin et du désir, il a été la référence commune de la relation de communication avec la mère, communication de psychisme à psychisme, contaminée par les perceptions de communication substantielle d'objet partiel oral et d'objet partiel excrémentiel, plaisirs de tendresse, qui accompagnent les corps à corps pendant les soins de besoin, changes, nourriture et toilette. » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 70-71
Narcissisme castrations« Que le narcissisme assure la continuité de l'être d'un individu humain ne signifie pas que le narcissisme n'ait pas à être remanié en fonction des épreuves auxquelles se heurte le désir de l'enfant. Ces épreuves, les castrations comme nous les appelons, vont permettre la symbolisation et, du même coup, elles vont contribuer à modeler l'image du corps dans l'histoire de ses réélaborations successives. » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 71
Fruit des castrations« Si l'on part de l'idée (que nous préciserons davantage par la suite) que la castration est l'interdit radical opposé à la satisfaction recherchée et auparavant connue, il en résulte que l'image du corps se structure grâce aux émois douloureux articulés au désir érotique, désir interdit après que la jouissance et le plaisir en ont été connus et répétitivement goûtés. Le chemin est un jour définitivement coupé dans la poursuite d'un « de plus en plus» du plaisir que procure la satisfaction directe et immédiate connue dans le corps à corps avec la mère et l'apaisement du besoin substantiel. Le quotient de cette opération de rupture, c'est la possibilité pour l'enfant de recueillir après coup ce qu'on peut appeler les «fruits de la castration». » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p.71
Castration« Le mot castration, en psychanalyse, rend compte du processus qui s'accomplit chez un être humain lorsqu'un autre être humain lui signifie que l'accomplissement de son désir, sous la forme qu'il voudrait lui donner, est interdit par la loi » (L'Image inconsciente du corps, p. 78). « En psychanalyse, le terme signifie une interdiction du désir par rapport à certaines modalités d'obtention de plaisir, interdiction à effet harmonisant et promotionnant, tant du désirant ainsi intégré à la loi qui l'humanise, que du désir auquel cette interdiction ouvre la voie vers de plus grandes jouissances » (Au jeu du désir, p. 301). Les castrations sont des épreuves mutantes ayant des effets symboligènes, générateurs de nouvelles manières d'être. Parfois elles ont des effets pathogènes, car c'est seulement dans la confiance, le respect et des paroles justes, qu'elles s'accomplissent et se dépassent.
Castration"(...) la castration est l'interdit radical opposé a la satisfaction recherchée et auparavant connue, il en résulte que l'image du corps se structure grâce aux émois douloureux articulés au désir érotique, désir interdit après que la jouissance et le plaisir en on été connus et répétitivement goutés" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 71
Castration"Une castration qui a toutes les chances de réussir (dans la symbolisation des pulsions castrées qui s'en suivra) est celle qui est donnée a temps, ni trop tôt, ni trop tard, à l'enfant, par un adulte ou un aîné qu'il estime et qui, lui, l'aime et le respecte non seulement dans sa personne, mais de telle façon qu'a travers lui l'enfant sens que sont respectés ses géniteurs" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 30
Castration"Les fruits de la réception du dire castrateur, d'abord toujours pénible a accepter, c'est, après l'épreuve, le renoncement aux actes interdits par lesquels l'enfant voulait se procurer un plaisir encore plus grand que celui dont il avait déjà goûté, ne serait ce qu'en imagination, en projets. C'est le deuil dans la réalité de rêves de plaisirs que l'enfant reconnaît comme irréalisables pour lui qui aime l'adulte interdicteur et qui désire s'identifier a lui. C'est le renoncement aux pulsions cannibales, perverses, meurtrières, vandaliques etc." F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 76
Castration"La castration est génératrice d'une manière d'être nouvelle face a un désir qui devient impossible a satisfaire de la façon dont il se satisfait jusque là. Les castrations - au sens psychanalytique - sont des épreuves de partition symbolique. Elles sont un dire ou un agir signifiant, irréversible et qui fait loi, qui a donc un effet opérationnel dans la réalité, toujours pénible au moment ou ladite castration est donnée. Mais elles sont aussi nécessaires au développement de l'individuation de l'enfant par rapport a sa mère, puis a son père, et a ses proches, qu'au développement du langage." F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 83
Castration primaire« La césure ombilicale origine le schéma corporel dans les limites de l'enveloppe qui est la peau, coupée du placenta et des enveloppes incluses dans l'utérus, et à lui laissées. L'image du corps, originée partiellement dans des rythmes, la chaleur, les sonorités, les perceptions foetales se voit modifiée par la variation brusque de ces perceptions - en particulier, la perte, pour les pulsions passives, auditives.du double battement de coeur qu'in utero l'enfant entendait. Cette modification s'accompagne de l'apparition de la soufflerie pulmonaire et de l'activation du péristaltisme du tube digestif (lui, l'enfant né, émet le méconium accumulé dans la vie foetale. La cicatrice ombilicale et la perte du placenta peuvent, du fait de la suite du destin humain, être considérées comme une préfiguration de toutes les épreuves qu'on nommera plus tard castrations » (F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p.90)
Castration primaire« La castration primaire, en tant que doivent s'y trouver conjointes à la fois l'expérience, initiatique pour l'imaginaire, du miroir, et l'assomption symbolique du sujet, dont le visage est garant d'un désir en accord avec son sexe et avec l'avenir tel qu'il l'intuitionne, mérite que nous y portions un instant notre attention. La castration primaire arrive après l'intégration mentale consciente des lois éthiques orales et anales ‑interdit du cannibalisme, du vandalisme et du meurtre ‑ qui articulent au narcissisme de l'enfant la fierté ou la honte d'un agir, selon qu'il est éthique ou non éthique (humain, sans sexe déterminé). » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p161
Castration orale« Le fruit de la castration orale (sevrage du corps à corps nourricier), c'est la possibilité pour l'enfant d'accéder à un langage qui ne soit pas seulement compréhensible par la mère : ce qui va lui permettre de ne plus être dépendant d'elle exclusivement. » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p.72
Castration orale« privation imposée au bébé de ce qui est pour lui le cannibalisme vis-à-vis de sa mère : c'est-à-dire le sevrage, et aussi l'empêchement de consommer ce qui serait poison mortifère pour son corps, soit l'interdit de manger ce qui n'est pas alimentaire, ce qui serait dangereux pour la santé ou la vie » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 99.
Castration orale« Deuxième des grands renoncements typiques imposés à l'enfant, la castration orale signifie la privation imposée an bébé de ce qui est pour lui le cannibalisme vis‑à‑vis de sa mère : c'est‑à‑dire le sevrage, et aussi l'empêchement de consommer ce qui serait poison mortifère pour son corps, l'interdit de manger ce qui n'est pas alimentaire, ce qui serait dangereux pour la santé ou la vie. Cette castration (sevrage), lorsqu'elle est judicieusement donnée, aboutit au désir et à la possibilité de parler, et donc à la découverte de nouveaux moyens de communication, dans des plaisirs différents, avec des objet dont l'incorporation n'est pas ou plus possible. Tous ces objets sont des supports de transfert du sein lactifère ou du lait aspiré (télé au sein ou à la tétine du biberon) pour un plaisir encore plus grand, partagé avec la puissance tutélaire, avec la mère. le père, les familiers. » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p.99
Sevrage castration orale« 1e sevrage, cette castration du bébé, implique de la mère qu'elle aussi accepte la rupture du corps à corps où l'enfant était, passé du sein interne aux seins lactifères et au portage, totalement dépendant de sa présence physique à elle. Cette castration orale de la mère implique qu'elle-même soit capable de communication avec son enfant autrement qu'en lui donnant de l'alimentation, en lui prenant ses excréments et en le dévorant de baisers et de caresses : par paroles et par gestes, qui sont langage. La castration orale et de l'enfant, du bébé sevré, et de la mère, elle aussi sevrée de sa relation érotique, donnante, à la bouche de l'enfant, comme aussi de sa relation érotique tactile et préhensive au siège de celui‑ci, se prouve par le fait que la mère prend elle‑même un plaisir encore plus grand à parler à son enfant, à guider ses phonèmes jusqu'à ce qu'ils deviennent parfaits dans la langue maternelle, autant que sa motricité pour ce qui est de prendre et jeter les objets qu'elle donne et ramasse, en un début de langage moteur » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 99-100
Castration anale« Le fruit de la castration anale (ou rupture du corps à corps tutélaire mère‑enfant) prive l'enfant du plaisir manipulatoire partagé avec la mère. Bien qu'il n'ait plus besoin de l'adulte pour se laver, s'habiller, manger, se torcher, déambuler, son désir souffre d'être privé du retour à des privautés partagées dans des contacts corporels de plaisir. Grâce déjà au langage verbal, fruit du sevrage ‑ si la castration en a été supportée ‑, le développement du schéma corporel a permis d'adjoindre le langage mimique et gestuel, à l'adresse physique, acrobatique et manuelle. La castration anale, une fois délivrée par la mère à son enfant, son assistance verbale, technologique, sans angoisse, sécurise l'enfant prêt à s'assumer dans l'espace tutélaire, à faire ses propres expériences, à acquérir une autonomie expressive, motrice, concernant ses besoins et nombre de ses désirs. » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p.72
Castration anale« Le fruit de la castration anale, mettant fin à la dépendance parasitaire à la mère, est aussi la découverte d'une relation vivante avec le père, les autres femmes, les camarades préférés; c'est entrer dans l'agir et le faire de garçon ou fille en société, savoir maîtriser ses actes, discriminer le dire du faire, le possible de l'impossible. Ne pas céder au plaisir d'un agir qui pourrait nuire à soi‑même et à ceux qu'on aime. » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 73
Castration orale effet symboligène« L'effet symboligène de la castration orale, c'est donc l'introduction de l'enfant, en tant que séparé de la présence absolument nécessaire de sa mère, à la relation avec autrui : l'enfant est advenu à des modalités de comportement langagier qui lui fait accepter l'assistance de toute personne avec laquelle la mère est en bons termes, avec laquelle lui‑même développe des possibilités de communication, ébauchées avec sa mère ou son père et développées avec d'autres. » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 102
Castration anale« Y a deux acceptions du terme castration anale. La première, qui se désigne comme un second sevrage, est synonyme de la séparation entre l'enfant, devenu capable de motricité volontaire et agile, et l'assistance auxiliaire de sa mère pour tout ce qui est le «faire» nécessaire à la vie dans le groupe familial : c'est l'acquisition de l'autonomie, «moi tout seul », «moi, pas toi». Cette castration assumée par l'enfant dépend, bien entendu, de la tolérance parentale au fait que l'enfant, au jour. le jour, développe son autonomie dans l'espace de sécurité offert à sa liberté pour l'utile, le jeu, le plaisir. L'enfant, devenant sujet, cesse d'être un objet partiel retenu dans la dépendance de l'instance tutélaire, soumis à sa possessivité, et à sa totale surveillance (nourriture, habillement, toilette, coucher) L'autre acception du terme castration anale, c'est ‑ entre ces deux personnes que sont l'enfant devenu autonome dans son agir et l'adulte éducateur ‑ l'interdit signifié à l'enfant de tout « agir» nuisible, de «faire» à un autre ce qu'il n'aimerait pas qu'un autre lui fasse. C'est l'accession au dire qui valorise le commerce relationnel entre les personnes reconnues maîtresses de leurs agissements, et dont le plaisir se doit d'être réciproque et libre. C'est en quoi cette seconde acception du terme castration anale est étroitement articulée à la première. » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p 107-108
Castration anale"Le fruit de la castration anale, mettant fin a la dépendance parasitaire à la mère, est aussi la découverte d'une relation vivante avec le père, les autres femmes, les camarades préférés ; c'est entrer dans l'agir et le faire de garçon ou de fille en société, savoir maîtriser ses actes, discriminer le dire du faire, le possible de l'impossible. Ne pas céder au plaisir d'un agir qui pourrait nuire a soi même et à ceux qu'on aime" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 73
Castration symboligène"La réception de cet interdit à l'agir, qu'il briguait, avec ardeur, provoque chez le sujet qui le reçoit un effet de choc, le renforcement de son désir devant l'obstacle, parfois une révolte, menacé qu'il se sent d'annulation de son désir, devant l'inutilité totale d'en poursuivre l'objet Il éprouve secondairement une inhibition à effet dépressif. C'est le travail du refoulement des pulsions en question : une tension refoulante qui, dépassant le renoncement à l'objet du désir et aux modalités de sa satisfaction atteint la valeur de ce désir même, et qui peut entraîner une mutilation définitive (d'ordre psychique) de ses sources pulsionnelles" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 78
Perversion"La perversion est une symbolisation ; mais une symbolisation qui ne correspond pas à la Loi pour tous : loi de la progression qui, de castration en castration, conduit celui et celle qui l'expérimente a une humanisation au sens de créativité autant que d'éthique" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 80
Castration ombilicale"La césure ombilicale origine le schéma corporel dans les limites de l'enveloppe qui est la peau, coupée du placenta et des enveloppes incluses dans l'utérus, et a lui laissées." F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 90
Castration ombilicale"Il y a donc deux sources de vitalité symboligène que promeut la castration ombilicale l'une due a l'impact organique de la naissance dans l'équilibre de la santé psychosomatique de la mère, et par la du couple des conjoints dans leur relation génitale ; l'autre est l'impact affectif que la viabilité de l'enfant apporte, en plus ou moins de narcissisme, a chacun des deux géniteurs, qui, de ce fait, vont l'adopter avec les caractéristiques de leur émotion du moment, et l'introduire à leur vie comme le porteur de sens qu'il a eu pour eu a ce moment" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 95 Stade du miroir« Le stade du miroir, qui peut être‑ symbolique, pour l'enfant, de son être au monde pour autrui en tant qu'il est un individu au milieu des autres, peut de même être dé‑symboligène pour son Image du corps, par la vue de cette chose qu'est son corps propre, s'il ne le reconnaît pas comme étant le sien. » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 149
Stade du miroir« C'est l'expérience du miroir seulement qui donne a l'enfant le choc de saisir que son image du corps ne suffisait pas à répondre pour les autres de son être connu d'eux. Qu'elle n'est donc pas totale. Ce qui ne veut pas dire que l'image scopique réponde de lui. Cette blessure irrémédiable de l'expérience symbolique, on peut l'appeler le trou symbolique dont découle, pour nous tous, l'inadaptation de l'image du corps et du schéma corporel - dont nombre de symptômes viseront a réparer l'irréparable dommage narcissique » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p 151
Narcissismes« 1. Le narcissisme primordial est lié à l'assomption de fait, par le nouveau‑né, de la castration ombilicale. Le fait qu'en somme il soit réchappé de la naissance, en découvrant son autonomie respiratoire et cardio‑vasculaire, accompagnée de l'olfaction et du péristaltisme du tube digestif dans sa totalité. 2. Le narcissisme primaire résulte, lui, de l'expérience du miroir qui révèle à l'enfant son visage. Cette expérience du miroir est concomitante ou adjointe à la connaissance de son corps comme sexué, masculin ou féminin, et cela définitivement, créant la distinction entre le possible et l'impossible qui ne dépend pas de la volonté des parents. 3. Ce qu'ajoute l'interdit de l'inceste, source d'un narcissisme différent, celui que nous avons appelé secondaire, c'est l'empêchement pour les pulsions sexuelles en société de rester sans une loi humanisée : de demeurer pour ainsi dire animales, et comme instinctuelles (le « Je ne l'ai pas fait exprès! » de l'enfant). Ses désirs, dorénavant, l'enfant devra les maîtriser et faire la différence entre penser et agir. Il apprend à agir en son nom, ce qui constitue son identité de sujet dans le groupe social. Sa responsabilité est engagée dans ses comportements. C'est de lui‑même qu'il s'y sent obligé, au risque de perdre la face à ses propres yeux s'il n'est pas maître de son désir et s'il agit sous le coup d'impulsions qu'il subit sans en comprendre les motivations. » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p.201
Pulsion de mort« Quand le sujet se désolidarise de son corps, c'est cela que ‑ quant à moi ‑ j'appelle les pulsions de mort du sujet. Lesquelles ne sont pas à confondre avec le désir de donner la mort à un autre corps ni même au sien. C'est seulement comme un retrait du désir du sujet, qui tend à se reposer du travail de vivre avec son corps dans la réalité comme s'il se réduisait à un point focal où les rythmes d'entretien végétatif du corps sont bien maintenus, conservant la pérennité du sujet momentanément en «vacances» de libido » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p 216
Phobie« Toute phobie correspond à des images partielles archaïques qui utilisent des pulsions du sujet actuel qu'il ne connaît pas pour siennes, et qui se projettent dans le monde environnant. Cette symptomatologie phobique précocissime et défensive envahit de proche en proche toute la libido de l'enfant, Bien qu'elle arrive à utiliser, à traduire, à fixer l'angoisse et que l'imagerie phobique, si elle pouvait être partagée et comprise par l'adulte, puisse rassurer l'enfant, l'angoisse ne permet pas, quand l'état phobique est si précoce, l'expression de ces pulsions et leur partage humanisant par un autre dans le monde extérieur. L'autisme s'aggrave alors de jour en jour, visant à juguler les phobies, interdisant au désir toute visée d'objets, sans pouvoir y parvenir, parce que le vivre s'accompagne tout le temps d'une fonction symbolique chez l'entre humain, et que celle ci, dans ses imageries esseulées d'objets partiels sans intention, devient de plus en plus terrifiante » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 217
Traumatisme« Chez tous ces enfants chroniquement ou successivement traumatisés précoces, les pulsions orales et anales passives se satisfont solitairement, d'une manière qu'on doit qualifier de masturbaloire imaginaire invisible, donc sous une forme non observable; elle peut être olfactive, optique (le strabisme, par exemple), labiale, glottique, linguale, rectale ou mictionnelle, caractéristiques de l'érotisme de régions partielles à l'époque de ces stades précoces. Cet érotisme leur fait élaborer des fantasmes de corps à corps avec la mère absente que leur propre corps‑chose leur sert à présentifier dans la solitude du berceau. » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 219
Mère« Toute mère est et modèle de la médiation pacificatrice des besoins et aussi, à cause de l'articulation des désirs aux besoins, source de la confusion entre besoins et désirs. Selon ce que la mère a été dans les particularités émotionnelles que son enfant a saisies, intuitionnées aux premières peines et joies oubliées de sa vie, centrées sur elle, une sensibilité réactionnelle s'est élaborée, sensibilité qui s'est ombiliquée au rêve d'exister, d'abord induit par la mère, et qui, ce rêve, jour après nuit, de se retrouver et de se continuer, devient réalité » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 222
« On entend dire couramment : « Cette femme n'est pas une bonne mère » Ce propos est absurde. Aucune mère ne peut être dite bonne ou mauvaise. Elle est la mère, donc c'est elle en qui cet être humain s'est enraciné valablement, puisqu'il n'est pas mort et qu'il a survécu à cette soi-disant mauvaise mère » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 223
Image du corps et symbolisation« Dire que l'image du corps est l'incarnation symbolique du sujet signifie que ne s'y inscrivent que les émois symbolisés, c'est-à-dire ceux qui ont un sens langagier, de communication interhumaine, en tous cas ceux qui ont pris ce sens pour le sujet. La symbolisation dont il est question ici est en fait une présymbolisation. La symbolisation proprement dite n'intervenant qu'avec la castration oedipienne et l'accession à l'ordre symbolique de la Loi, la même pour tous, sans prérogative pour certains sujets par rapport à d'autres qui en serait exempté » » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 251
ForclusionQuant à la forclusion du nom du père (1), concept lacanien, je pense qu'elle s'installe très précocement chez l'enfant, bien avant la castration œdipienne, au début de la castration primaire, mais je n'ai pas étudié spécialement l'élaboration de cette absence de présymbolisation pathogène pour l'économie psychique. La forclusion du nom du père produit une enclave psychotique, mais cette enclave ‑même est le garant de la conservation du narcissisme du sujet et surtout d'une éthique orale, garante elle‑même de la conservation et de la cohésion des premières images du corps, respiratoires et digestives. » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 251 (1) cette forclusion est corrélative, me semble‑t‑il, à une absence non formulée à une dénégation ou à une déréliction du lien filial à son propre géniteur, qui est coexistentielle au narcissisme d'au moins un des deux parents du psychotique. F. DOLTO in L'image inconsciente du corps
Bégaiement« [le bégaiement] provient de la brusque déstructuration d'un tabou datant de 1'âge oral, après un sevrage sans problème apparent, dans lequel la sublimation consiste en l'appétit pour toutes les autres nourritures que celle provenant du sein maternel, et l'élaboration d'une nouvelle éthique inconsciente construite sur le tabou du cannibalisme. Ce tabou est on rapport avec les pulsions phalliques; le symptôme de bégaiement exprime le désarroi de l'enfant, infirmé par une image ou une expérience réelle dans sa fierté phallique, et qui se heurte en lui à l'impossibilité de régresser à l'image active de dévoration orale non seulement du sein, mais de l'objet total, substrat vivant physique du sujet mère. » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 253
Psychanalyse« Au lieu de la révélation sauvage, souvent traumatique et inutilisable, de désirs refoulés, Freud a inauguré la cure des troubles psychosociaux par la médiation du transfert que le patient fait sur qui l'écoute et l'assiste, au cours de rencontres rythmées contractuellement dans le temps, toujours dans le même espace, moyennant paiement. La relation entre ces deux participants devient l'occasion d'expériences ou revécues du passé, ou nouvelles, pour le patient, qui se trouve en même temps confronté à une marge d'appréciation, différente entre le psychanalyste et lui, quant à l'imaginaire et à la réalité (lu matériel apporté, séance après séance. D'où, pour le patient, une maturation : laquelle procède de l'élucidation sans culpabilité de ses désirs qu'il parle ici sans les agir, et du langage (dont il dispose pour les exprimer. Ce travail le conduit à saisir la valeur qu'ont relativement les uns aux autres ses désirs, leur dire ou leur taire. selon l'éthique au jour le jour qu'il critique sur le divan. Celle éthique est réajustée au développement de son niveau de conscience qui se dégage d'a priori archaïques, et de son jugement ‑ conscient ‑ qui s'affine à l'égard du lien à son psychanalyste. Lien qui se «désintimise», se banalise. se désenchante. L'analyste, guide du travail subjectif de son patient, n'intervient jamais dans la réalité qui suscite chez celui‑ci des actes à poser, des décisions à prendre, selon celui ou ceux de ses désirs qui sont à négocier avec le social, pour les assumer au mieux de leur réalisation. La cure se termine par le quitus réciproque entre l'analysant et l'analyste, le premier n'étant plus motivé à continuer une remontée de son histoire qui ne l'intéresse plus, et le second, de préférence, d'accord. » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p. 355
Angoisse« Mettre des mots sur la souffrance d'une épreuve, pour qui peut entendre ces mots, et prêter son attention au sujet qui parle en lui faisant confiance, cela apaise l'angoisse. Et, sans angoisse, la vie, la survie, permettant à celui qui a dépassé l'aigu de l'épreuve de trouver la solution par lui‑même. Cela veut dire que les pulsions dont la satisfaction est interdite provoquent des surtensions libidinales et, de ce fait, de l'angoisse, comme tout ce qui est surtension chez un être humain. Une sous‑tension libidinale provoque le repli et le sommeil; la surtension, elle, provoque l'angoisse. Et l'angoisse par surtension provoque un malaise, et le mal‑être est ressenti comme culpabilité au premier degré déjà; puis, comme il fige les forces vives de l'individu, celui‑ci se sent secondairement coupable de ne pas faire face, de manquer à la dignité liée au fait d'assumer son désir, qui est enracinée dans l'être humain depuis son origine. C'est pourquoi l'angoisse a besoin de s'exprimer. Si elle ne peut s'exprimer en paroles, c'est par le comportement ou le fonctionnement corporel, par le comportement du corps en société ou le comportement caractériel, ou par un dysfonctionnement du corps végétatif ou moteur que l'angoisse s'exprime. Tout est langage chez l'être humain. Le corps lui-même, par la santé, ou par la maladie, est langage. La santé, c'est le langage du bien‑portant; la maladie est un langage d'éprouvé et, parfois, d'angoissé. Etre malade est signe de lutte contre un ennemi de cet équilibre des échanges, qu'on nomme santé. Toute l'énergie est alors focalisée pour résister au dol ou pour guérir le dol qu'un agent extérieur a provoqué directement (accident, blessure, maladie) ou secondairement par réaction de défense » F. DOLTO in L'image inconsciente du corps p.367
Schéma corporel"Le schéma corporel est une réalité de fait, il est en quelque sorte notre vivre charnel au contact du monde physique. Nos expériences de notre réalité dépendent de l'intégrité de l'organisme, ou de ses lésions transitoires et indélébiles, neurologiques, musculaires, osseuses, et aussi de nos sensations physiologiques viscérale, circulatoires - on les appelles coenesthésiques." F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 18
Schéma corporel"Le schéma corporel spécifie l'individu en tant que représentant de l'espèce, quels que soient le lieu, l'époque, ou les conditions dans lesquelles il vit. C'est lui, ce schéma corporel, qui sera l'interprète actif ou passif de l'image du corps, en ce sens qu'il permet l'objectivation d'une intersubjectivité, d'une relation libidinale langagière avec les autres qui, sans lui, sans le support qu'il représente, resterait a jamais fantasme non communicable" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 22
Schéma corporel et image du corps"Si le schéma corporel est en principe le même pour tous les individus (a peu près du même age, sous le même climat) de l'espèce humaine, l'image du corps, par contre, est propre a chacun : elle est liée au suet et a son histoire. Elle est spécifique d'une libido en situation, d'un type de relation libidinale. Il en résulte que le schéma corporel est en partie inconscient, mais aussi préconscient et conscient, tandis que l'image du corps est éminemment inconsciente; elle peut devenir en partie préconsciente, et seulement quand elle s'associe au langage conscient lequel utilise métaphores et métonymies référées a l'image du corps tant dans les mimiques langagières que dans les images verbales" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 22
Image de base"L'image de base est ce qui permet a l'enfant de se ressentir dans une "memmeté d'être" c'est a dire dans une continuité narcissique ou dans une continuité spatio-temporelle qui demeure et s'étoffe depuis sa naissance, malgré les mutations de sa vie et les déplacements imposés son corps et en dépit des épreuves qu'il est amené a subir" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p 50
Images de base" (...) il y a une image de base propre a chaque stade. Apparaît ainsi, après la naissance, d'abord une image de base respiratoire-olfactivo-auditive (cavum et thorax); c'est la première image aérienne de base. Elle est suivie d'une image de base orale qui comprend non seulement la première, respiratoire-olfactivo-auditive, mais également toute la zone buccale pharyngo-laryngée, qui, au cavum et au thorax, associe l'image du ventre, la représentation du plein et du vide de l'estomac (qui a faim ou qui est rassasié), laquelle peut être en résonance avec les sensations de fœtales de faim et de réplétion stomacale. La troisième image de base, qui est l'image de base anale, ajoute aux deux premières le fonctionnement de rétention ou d'expulsion de la partie inférieure du tube digestif, et ajoute aussi son entourage de masse que constitue le bassin, avec une représentation tactile des fesses et du périnée." F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 52
Image de base menacée"L'image de base ne peut être atteinte sans que surgissent aussitôt une représentation, un fantasme, qui menacent la vie même. Ce fantasme n'est pourtant pas le produit des pulsions de mort, car celles ci sont inertie vitale, et surtout sans représentation. Lorsque l'image de base est menacée, il apparaît un état phobique, moyen spécifique de défense contre un danger ressenti comme persécutif, la représentation de cette persécution fantasmée étant elle même liée a la zone érogène actuellement prévalente pour le sujet. Celui ci réagira donc a ce qui met en danger son image de base par un fantasme de persécution viscérale, ombilicale, respiratoire, orale, anale - crever, éclater aussi, selon le moment traumatique éprouvé le premier dans son histoire" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 51
Image du corps et pulsions"L'image du corps est a chaque instant, pour un être humain, la représentation immanente inconsciente ou se source son désir. Avec Freud, je pense que les pulsions qui visent a l'accomplissement du désir sont de vie et de mort. Les pulsions de vie, toujours liées a une représentation, peuvent être actives ou passives, alors que les pulsions de mort, repos du sujet, sont toujours sans représentation, ni actives, ni passives. Elles sont vécues dans un manque d'idéation. Les pulsions de mort prévalent pendant le sommeil profond, les absences, le coma. Ce n'est pas le désir de mourir, mais celui de se reposer" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 34
Image du corps"C'est grâce à notre image du corps portée par - et croisée à - notre schéma corporel que nous pouvons entrer en contact avec autrui. Tout contact avec l'autre, que ce contact soit de communication ou d'évitement de communication, est sous tendu par l'image du corps; car c'est dans l'image du corps, support du narcissisme, que le temps se croise à l'espace, que le passé inconscient résonne ans la relation présente." F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 23
Image du corps et solitude"L'image du corps est toujours image potentielle de communication dans un fantasme. Il n'y a aucune solitude humaine qui ne s'accompagne de la mémorisation d'un contact passé avec un autrui anthropomorphisé, sinon réel. Un enfant solitaire est toujours présent a lui même à travers le fantasme d'une relation passée, réelle, narcissisante, entre lui et un autre, autre avec lequel il a eu dans la réalité une relation qu'il a introjectée." F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 35
Image fonctionnelle"Alors que l'image de base a une dimension statique, l'image fonctionnelle est image sthénique d'un sujet qui vise l'accomplissement de son désir. Ce qui passe par la médiation d'une demande localisée dans le schéma corporel en un lieu érogène ou se fait sentir le manque spécifique est ce qui provoque le désir. C'est grâce a l'image fonctionnelle que les pulsions de vie peuvent, après s'être subjectivées dans le désir, viser a se manifester pour obtenir plaisir, s'objectiver dans la relation du monde et a autrui" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 55
Image du corps"L'image du corps est la synthèse vivante, en constant devenir, de ces trois images ; de base, fonctionnelle et érogène, reliées entre elles par les pulsions de vie, lesquelles sont actualisées pour le sujet dans ce que j'appelle l'image dynamique" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p 57
Image dynamique"L'image dynamique correspond au "désir d'être" et de persévérer dans un advenir. Ce désir, en tant que fondement frappé de manque, est toujours ouvert sur l'inconnu. L'image dynamique n'a donc pas de représentation qui lui soit propre, elle est tension d'intension; sa représentation serait le mot "désir" conjugué comme un verbe actif, participant et présent au sujet, en tant qu'incarnant le verbe aller, au sens allant désirant, accolé a chacune des trois images en communication actuelle ou potentielle avec les deux autres" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 58
Image dynamique désir"Le désir, agissant dans l'image dynamique, cherche à s'accomplir grâce a l'image fonctionnelle et a l'image érogène, ou il se focalise, pour atteindre un plaisir par saisie de son objet" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 63
Moi Idéal"Le Moi Idéal est une instance qui prend un être de la réalité (un Toi) comme repère idéalisé (modèle) pour le pré sujet qu'est Moi référé a Toi. modèle maître, en droit de dire "Je". Apres l'Oedipe, le sujet est lui même le sujet Je, assumant Moi, son comportement marqué par la loi génitale autant que e sont les adultes; et l'Idéal du Moi n'est plus référé a quelqu'un, mais a une éthique qui sert au Moi de soutient imaginaire pour l'accession a l'age adulte" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 29
Image du corps besoin et désir"L'image du corps est du coté du désir, elle n'est pas à référer au seul besoin. L'image du corps pouvant préexister, mais coexistaant a tout expression du sujet, témoigne du manque à être que le désir vise a combler, la ou le besoin vise a saturer un manque a avoir (ou faire) du schéma corporel" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 37
Pulsions de mort"Les pulsions de mort se caractérisent d'être sans représentation résiduelle de relations érotiques a l'autre. Elles sont le fait d'un corps non alertable par le désir. Les pulsions de mort incitent régulièrement le sujet à se retirer de toute ilage érogène, comme dans le sommeil profond, comme dans l'evanouissment qui fait suite a une émotion très forte, comme aussi dans l'énurésie ou l'encoprésie secondaire, apparaissant chez un enfant qui était déjà continent, dont le schéma corporel avait acquis la continence naturelle a tout mammifère, et qui confronté a un état émotionnel inassimilable pour son image du corps et son éthique s'y rapportant, en revient une mise en sommeil ou d'une image de fonctionnement ou d'une image de zone érogène, ici la zone érogène urétrale où anale
Objet total objet partiel"J'appelle "objet total" un être vivant dans son entiereté, arbre, animal, être humain. J'appelle "objet partiel" une partie représentative de cet objet total, par laquelle le sujet peut entrer en relation médiatisée avec cet objet total" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p 38 (note de bas de page)
Image du corps et ça"L'image du corps est un "ça" déjà relationnel, un "Ca" non pas foetal, mais déjà pris dans un espace autonomisé en tant que masse spatiale, un "Ca" dont une partie constitue un pré-Moi : celui d'un enfant capable de survivre temporairement séparé du corps de l'autre. Les pulsions émanant du substrat biologique structuré sous forme de schéma corporel, ne peuvent en effet passer a l'expression dans le fantasme, comme dans la relation transférentielle, que parle moyen de l'image du corps. Si le lieu, source des pulsions, est le schéma corporel, le lieu de leur représentation est l'image du corps." F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 38
Besoin et désir"Il n'y a que le désir pour trouver a se satisfaire, sans jamais s'assouvir, dans les expressions théoriquement sans limites que permettent la parole, les images, les fantasmes. Le besoin, lui, ne peut être "atermoyé" par la parole qu'un temps, il doit être satisfait dans le corps. Avec plaisir ou non, il doit être obligatoirement effectivement assouvi pour que la vie du corps puisse continuer. C'est par les deux processus que sont tensions de douleur ou de plaisir dans le corps, d'une part, paroles venues d'un autre pour humaniser ces perceptions, d'autre part, que le schéma corporel et l'image du corps sont en relation" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 41
Mots"les mots, pour prendre sens, doivent d'abord prendre corps, être du moins métabolisés dans une image du corps relationnelle" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 45
Narcissisme primordial"J'entends par là le narcissisme du sujet en tant que sujet du désir de vivre, préexistant a sa conception. C'est ce qui anime l'appel au vivre dans une éthique de qui soutient le sujet a désirer. C'est ce en quoi l'enfant est héritier symbolique du désir des géniteurs qui l'ont conçu.
Narcissisme fondamental"Le narcissisme fondamental du sujet (qui permet au corps de vivre) est enraciné dans les premières relations répétitives qui accompagnent a la fois la respiration, la satisfaction des besoins nutritifs, et la satisfaction des désirs partiels, olfactifs, auditifs, visuels, tactiles, qui illustrent, pourrait on dire, la communication de psychisme a psychisme sur sujet-bébé avec le sujet-mère." F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 67
Ethique foetale"Cette éthique, celle du foetus, est articulée au jouir d'augmenter tous les jours sa masse charnelle, c'est une éthique additionnelle vampirique, une éthique de "l'amasser", du "prendre" et c'est parce qu'il s'agit de sans placentaire que cette éthique équivaut, après coup, dans le souvenir fantasmé, à une période vampirique" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 51
Zone érogène"(...) elle est associée a telle image fonctionnelle du corps, le lieu ou se focalise plaisir ou déplaisir érotique dans la relation a l'autre. Sa représentation est référée a des cercles, ovales, concaves, boules, palpes, traits, trous, imaginés doués d'intention émissives actives ou réceptives passives, a but agréable ou désagréable" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 57
Cohésion narcissique"Pour cela, il est nécessaire :1. que l'image fonctionnelle permette une utilisation adaptée du schéma corporel; 2. que l'image érogène ouvre au sujet la voie d'un plaisir partagé, humanisant en ce qu'il a valeur symbolique et peut être exprimé non seulement par mimique et agit, mais avec des mots dits par autrui, mémorisés en situation par l'enfant, qui se servir d'eux bon escient lorsqu'il parlera" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p 57
Désir besoin"(...) le désir débordant toujours le besoin, les lieux de perception subtiles du cavum, de l'ouie, de la vue, plus tard de l'anus, du vagin, du pénis, deviennent des zones érogènes du fait, d'une part, de leur contact avec un objet partiel d'apaisement en relation a la mère (plus tard un partenaire sexuel), d'autre part, de l'absence méditisée par le langage, dans le cas ou l'objet partiel est manquant" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 63
Objet transitionnel"L'objet transitionnel est un objet qui articule les enfants aux images tactiles des zones de base, fonctionnelle et érogène, orale et olfactive ; et aux images manipulatrices fonctionnelles de l'époque ou, avant d'être autonomes par la marche, ils sont "déambulésé par l'adutes. Sur les objets transitionnels, ils déplacent la relation passée des adultes à eux lorsque, de ces adultes, ils se ressentaient objets partiels" F. DOLTO in L'image inconsciente du corps, p. 65
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| Dernière mise à jour : ( 11-11-2004 ) |
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